JIM HAWKINS

Un extrait de JIM HAWKINS GENTLEMAN CORSAIRE

Auteur Alain LOZAC’H

édition de la Découvrance

 

A la recherche du fabuleux trésor du capitaine Flint

Tout cela ne serait jamais arrivé si, un jour, mon père et un certain Flint n’avaient été embarqués ensemble sur un navire de la Marine royale. Il faut parfois peu de chose pour faire basculer une vie !
Alors que nous allions entrer dans le port de Bristol, les cales de l’Hispaniola pleines d’or, je me remémorais ce soir de novembre 17… La nuit était déjà tombée. Nous vîmes un vieil homme pénétrer dans l’auberge que ma mère tenait en bordure de la route. Mon père l’avait appelée «Auberge de l’Amiral Benbow».
Cet homme, que nous n’avions jamais vu auparavant dans les environs, demanda :
– Est-ce bien ici qu’habite Hawkins ?
– Oui. C’est moi Jim Hawkins et voici ma mère ! lui répondis-je tout de go.,
– Tu me parais bien jeune pour être le Hawkins que j’ai connu, il y a de cela bien longtemps !
– Alors c’est de mon père dont vous parlez !
– Oui ! C’est lui que je cherche depuis quelques jours à Bristol et dans les parages, j’ai une dette envers lui !
– Mon mari est mort, monsieur ! Il y a de cela deux ans mainte­nant, l’informa ma mère, en enlevant son tablier.
– Deux ans…
– Oui, foudroyé en une heure ! Il est mort là où vous êtes en ce moment, il s’est écroulé et ne s’est plus jamais relevé !
L’homme regarda le sol autour de lui, hagard, fatigué. Il était de taille moyenne, trapu, portant une barbe de plusieurs jours. Ses vêtements laissaient apparaître une certaine aisance. Il demanda s’il pouvait s’asseoir, dîner et passer la nuit chez nous.
Ma mère lui prépara rapidement un repas avec ce qu’elle avait sous la main, c’est-à-dire pas grand-chose, car, à cette époque, il n’y avait plus beaucoup de voyageurs à fréquenter notre auberge. Depuis la mort de mon père, la clientèle se faisait plus rare, à croire que c’était lui qui attirait les clients, enfin des clients parfois étranges, mais qui avaient quand même le mérite de payer tout ce qu’ils consommaient.
Après le dîner, ma mère conduisit l’homme à l’étage et l’invita à dormir dans la chambre située près de la sienne. Elle dut l’aider à monter l’escalier, il traînait un peu la jambe droite. Elle réussit à le mener jusqu’au lit sur lequel, il s’affala en grognant ; il s’endormit tout habillé. Nous remarquâmes qu’il n’avait pratiquement pas de bagages avec lui, un simple sac qu’il portait à l’épaule.
Cette intrusion laissa ma mère pour le moins perplexe. Qui pouvait être cet homme qui avait connu son mari ? De quelle dette parlait-il ? Nous avions bien l’intention d’éclaircir cela dès le lendemain.
C’était sans compter sur le destin !

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