Le Pasteur Crespin, un chrétien dans la Résistance

Richard Fortat vient de faire paraitre un petit ouvrage intéressant qui évoque le pasteur Crespin, résistant à Saint-Brieuc, arrêté par les Allemands et déporté au camp de Dora où il décède en mars 1944. ( lien vers le site consacré à ce livre https://histoireprotestants22.blogspot.com/2018/02/yves-crespin-un-pasteur-dans-la.html )

J’apporte ci-dessous quelques informations complémentaires. En effet le pasteur Crespin est interné au début du mois de novembre 1943 dans le quartier allemand de la prison de Saint-Brieuc dans la même cellule que Louis Jolivet qui évoque cette courte rencontre. Or rien n’est dit sur Louis Jolivet. C’est un jeune instituteur, né le 12 mai 1922, en poste à Ploulec’h (près de Lannion) quand il s’engage dans la Résistance au sein du Front Uni de la Jeunesse Patriotique (FUJP), mais également au sein des FTP. Il est arrêté à Paimpol par des Allemands le 24 octobre 1943, interné à Saint-Brieuc durant plusieurs semaines, il quitte la prison le 13 décembre 1943 en direction de Rennes, puis Compiègne et l’Allemagne. Il est déporté en avril 1944 à Mathausen d’où il reviendra en mai 1945 après la libération de ce camp de concentration.

Autre information, les personnes arrêtées en même temps que le pasteur Crespin. D’après le registre du quartier allemand de la prison d’arrêt de Saint-Brieuc pour la période de janvier 1943 à juillet 1944, douze personnes ont été internées le 2 novembre 1943, et non pas dix. Y figurent certaines non citées dans le livre, comme Pierre Guiton (professeur au lycée Le Braz) et Oscar Hansen (retraité).

Par ailleurs est évoquée la cérémonie qui se déroule lors du changement de nom d’une rue du quartier de Gouédic à Saint-Brieuc. Une rue est dénommée Pasteur Crespin. Il y a lieu de préciser que dans ce quartier à proximité de la maison d’arrêt, le nom des rues a entièrement été changé après la Libération en leur donnant une nette consonnance patriotique.

Ainsi encore de nos jours, on y trouve la rue des Francs-Tireurs, la rue Pasteur Crespin, la rue des Déportés (ceux de la résistance seulement !), la rue des Fusillés, la rue de Stalingrad, le square Alfred Millet (résistant interné à la prison, membre du réseau Kasanga et assassiné par les Allemands près de Corlay).

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