Le Pasteur Crespin, un chrétien dans la Résistance

Richard Fortat vient de faire paraitre un petit ouvrage intéressant qui évoque le pasteur Crespin, résistant à Saint-Brieuc, arrêté par les Allemands et déporté au camp de Dora où il décède en mars 1944. ( lien vers le site consacré à ce livre  Le Pasteur Crespin, un chrétien dans la Résistance )

J’apporte ci-dessous quelques informations complémentaires. En effet le pasteur Crespin est interné au début du mois de novembre 1943 dans le quartier allemand de la prison de Saint-Brieuc dans la même cellule que Louis Jolivet qui évoque cette courte rencontre. Or rien n’est dit sur Louis Jolivet. C’est un jeune instituteur, né le 12 mai 1922, en poste à Ploulec’h (près de Lannion) quand il s’engage dans la Résistance au sein du Front Uni de la Jeunesse Patriotique (FUJP), mais également au sein des FTP. Il est arrêté à Paimpol par des Allemands le 24 octobre 1943, interné à Saint-Brieuc durant plusieurs semaines, il quitte la prison le 13 décembre 1943 en direction de Rennes, puis Compiègne et l’Allemagne. Il est déporté en avril 1944 à Mathausen d’où il reviendra en mai 1945 après la libération de ce camp de concentration.

Autre information, les personnes arrêtées en même temps que le pasteur Crespin. D’après le registre du quartier allemand de la prison d’arrêt de Saint-Brieuc pour la période de janvier 1943 à juillet 1944, douze personnes ont été internées le 2 novembre 1943, et non pas dix. Y figurent certaines non citées dans le livre, comme Pierre Guiton (professeur au lycée Le Braz) et Oscar Hansen (retraité).

Par ailleurs est évoquée la cérémonie qui se déroule lors du changement de nom d’une rue du quartier de Gouédic à Saint-Brieuc. Une rue est dénommée Pasteur Crespin. Il y a lieu de préciser que dans ce quartier à proximité de la maison d’arrêt, le nom des rues a entièrement été changé après la Libération en leur donnant une nette consonnance patriotique.

Ainsi encore de nos jours, on y trouve la rue des Francs-Tireurs, la rue Pasteur Crespin, la rue des Déportés (ceux de la résistance seulement !), la rue des Fusillés, la rue de Stalingrad, le square Alfred Millet (résistant interné à la prison, membre du réseau Kasanga et assassiné par les Allemands près de Corlay).

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A nouveau à propos de Shelburn-texte de Rolland Savidan et Florence Mahé

Rolland Savidan Florence Mahé
70 rue du Vieux Moulin 22190 Plérin

Alain Lozach,
Vous avez entièrement raison de mettre en cause le livre de Claude Benech.
Nous souscrivons pleinement aux critiques que vous avez rédigées concernant son livre : «L’incroyable histoire du réseau Shelburn».
Il nous paraît évident que ce livre ne peut pas être une caution historique auprès d’élèves concernant cette période difficile et complexe qu’a été la Résistance.
Le devoir et la nécessité d’être vigilant dans les modes de transmission de la mémoire des mouvements de la Résistance, nous imposent de rappeler la source et le travail réalisé par l’historien Roger Huguen concernant le réseau Shelburn.

Le dossier pédagogique que l’on trouve sur le site Toutatice (Espace numérique de l’éducation en Bretagne) est la preuve que l’on doit réagir à cette dérive.

Nous y retrouvons :
-­‐ Le film « Shelburn » de Nicolas Guillou, une fiction réalisée à partir de l’histoire de Marie-­‐Thérèse Le Calvez. Il en a entièrement le droit.
Par contre, dans ce film, Nicolas Guillou se sert des noms réels des résistants comme Job Mainguy, Jean Gicquel… Une histoire romancée et fausse, avec les vrais noms, pose question.
-­‐ Le livre de Claude Benech, qui, on le voit, sert de caution historique à ce film.

Nous y trouvons aussi, une page sur l’application « Shelburn -­‐ Le sentier de la liberté » sans que nous ayons été tenus informés.
Ce programme, nous l’avons réalisé, à partir de notre fonds documentaire. Les interviews que nous avons utilisées pour réaliser ces 10 vidéos de 3mn, ont été enregistrées avec l’historien Roger Huguen dans le cadre d’un collectage mémoire de la Résistance en 1994.
Ce travail sur la mémoire, nous l’avons fait à l’époque dans un objectif très précis : que jamais on oublie ce qui s’est passé, que la vérité historique soit transmise le mieux possible. Tous les résistants, au moment de l’enregistrement vidéo de leurs témoignages, ont insisté pour que leur histoire ne soit pas déformée, caricaturée, abîmée.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous nous élevons contre cette forme de « récupération » de la mémoire.
En accord avec la famille de Roger Huguen, nous nous associons à votre démarche d’alerter sur les approximations et erreurs contenues dans le livre de Claude Benech, et surtout qu’il ne peut être en aucun cas, la seule caution historique dans un dossier pédagogique.
Nous vous donnons l’autorisation de diffuser cette lettre le plus largement possible. Plérin, le 25 janvier 2020 Rolland Savidan
Florence Mahé

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Shelburn, un réseau d’évasion en Bretagne

A propos du livre « L’incroyable histoire du réseau Shelburn- Plouha -Guingamp 1943-1944 »
auteur Claude Bénech
publié par Coop-Breizh- novembre 2019.

La lecture de ce livre m’amène à formuler une certain nombre de critiques sur la façon dont est présentée l’histoire de ce réseau et la Résistance dans les Côtes du Nord.

Le titre se cantonne au secteur Plouha-Guingamp, or une partie du réseau est basée à Paris. Quant aux Côtes-du-Nord, il fait l’impasse sur le fait que la première opération réussie d’évacuation des aviateurs alliés s’est effectuée depuis Saint-Brieuc où le réseau disposait de membres notamment pour héberger les aviateurs. Je citerai par exemple Mme Bauchat (née Marguerite Legué), qui tenait un café derrière la gare, boulevard Carnot et qui n’est pas citée dans l’ouvrage ! Membre du Front National depuis janvier 1943, épouse d’un militaire prisonnnier en Allemagne, elle a hébergé à plusieurs reprises des résistants et des aviateurs ( 50 selon son dossier CVR aux AD 22) à compter de janvier 1944.(attestations d’Adolphe Le Troquer et Henri Le Blais).

La date du passage du dispositif de Saint-Brieuc vers Guingamp n’est pas signalée. Elle fait suite à l’interdiction du trafic voyageurs sur la ligne de chemin de fer Saint-Brieuc-Paimpol décidée par les Allemands afin de réserver les moyens ferroviaires aux travaux du Mur de l’Atlantique à compter du 8 février 1944. Toute la ligne côtière encore en service est concernée. Le trafic voyageur reprendra cependant en avril.

Autre remarque : page 13 Maurice Halna du Frétay ; il ne s’agit pas d’une ferme, mais d’un domaine autour d’un manoir. La famille étant d’origine noble. Il décole de l’allée menant au manoir… Rien n’est dit sur la suite de la vie de ce jeune patriote, par ailleurs Compagnon de la Libération décoré par le général de Gaulle, disparu lors l’opération de Dieppe ( à laquelle participaient des Canadiens dont Dumais… )

Page 15, l’aviso Savorgnan de Brazza s’illustre à la bataille de Dakar. Il aurait quand même fallu dire que cette expédition fut un fiasco pour la France Libre…

Page 24 ; la tentative de rejoindre l’Angleterre par le navire le Viking se déroule en avril 1943 et non pas en même temps que les départs de juin 1940 (Sein, école de Paimpol). La Compagnie Roger Barbé est une unité de FTP de la région de Lannion, qui participera à la libération de la ville en août 1944. Roger Barbé a constitué tout au plus un petit groupe vite démantelé. Six condamnés à mort, un seul sera fusillé Roger Barbé ; ce qui est précisé plus loin dans le livre.

Page 27, la mission Oaktree, précurseur de Shelburn, est évoquée sans indiquer les dates de son existance, ni les raisons qui ont été la cause de son démantelement, ni préciser la liste des victimes de la répression nazie. On retrouve pourtant Val Williams (Ancien d’Oaktree) page 30 parmi les membres de Shelburn.

Page 32, « En 1943, le réseau se structure très vite en Bretagne… » pourquoi ne pas être plus précis. Or ce n’est qu’à la fin de l’année 1943 que les deux agents du SOE, Dumais et Labrosse arrivent en Bretagne après avoir été parachutés le 19 novembre 1943 à près d’une centaine de kilomètres de Paris.

Page 34, la date de fermeture du trafic voyageur n’est pas précisée, il s’agit du 8 février 1944.

page 49 : cinq longues années d’occupation !!! La Bretagne, et le secteur de Saint-Brieuc-Guingamp-Plouha, est occupé de mi-juin 1940 à août 1944, cela fait un tout petit plus de quatre ans ( sauf le cas de Lorient et Saint-Nazaire).

Page 64, la comtesse de Mauduit est citée comme si elle faisait partie du réseau Shelburn. Or cette femme d’origne américaine a bien hébergé des aviateurs dans son domaine de Bourblanc à Plourivo, mais c’était bien plus tôt (réseau Oaktree). La comtesse Betty de Mauduit est arrêtée et internée à Saint-Brieuc le 12 juin 1943 (matricule n° 319) et transférée deux jours plus tard à Rennes, Angoulême, Romainville, puis le camp de concentration de Ravensbrück, d’où elle revient.

page 77, durant le dernier convoyage ( donc le 8 août ) Job Mainguy se trouva face à une patrouille allemande. Où exactement, car Saint-Brieuc est libéré le 6 août, ainsi que Guingamp le lendemain. Il est bizarre que des Allemands soient encore en patrouille à ce moment-là. C’est plutôt la débandade, la fuite, le sauve qui peut… La libération de Plouha à partir du 5 août est un épisode sanglant pour les Résistants, des tués lors des combats, des otages fusillés…

Page 89, il est évoqué les « sinistres avis allemands ». Celui du Secrétaire général au maintien de l’ordre n’est pas allemand ! Il émane de Vichy, du chef de la Milice Joseph Darnand qui s’est vu confier la direction de la police et de la gendarmerie par Pétain et Laval afin de lutter contre la Résistance.

Page 96, il est indiqué que l’évacuation d’aviateurs cachés chez Léonie Le Calvez eut lieu dans la nuit du 11/12 juillet. Or page 51 où se trouve la liste des opérations, celle de juillet est indiquée se dérouler la nuit du 12/13 ! Quelle est la nuit d’évacuation ?

Page 97, Coulogne se trouve dans le département du Pas-de-Calais et non pas dans le Nord.

Page 107, Défense de la France n’est pas un réseau, mais un mouvement de Résistance.

Page 114, J.F Gouarin, devenu maire en 1939, il entre immédiatment en résistance au sein du réseau Shelburn !!! La France n’est pas encore occupée qu’il est déjà résistant…

Page 115, Le Marchand entre au maquis en 1942 !!! il n’y avait aucun maquis en France, ni en Bretagne en 1942 !!!

Page 121, Henri Le Blais est membre du Front National, il est précisé en bas de page qu’il s’agit de l’ancienne dénomination du Parti Communiste !!! Comment peut-on écrire et publier cela ?

Page 125, Branchoux et Le Cun étaient tous les deux membres du mouvement Libération-Nord avant de devenir des responsables de l’Armée Secrète. Branchoux devient chef de l’AS des Côtes du Nord à la place de Lavoquer, recherché par les Allemands et qui se planque en Mayenne, ayant lui même pris la suite d’ Adolphe Vallée arrêté en avril 1943… Nulle part il est expliqué ce qu’est l’Armée Secrète…

Page 145 et au delà ; il est question de la libération de Rennes, Brest, Lorient et Saint-Nazaire. Pourquoi ne pas évoquer la libération des Côtes-du-Nord, voire plus particulièrement le secteur Saint-Brieuc-Guingamp-Paimpol, puisque de nombreux Résistant(e)s cité(e)s dans le livre y ont participé ? Y compris le Canadien Dumais…

D’une façon générale l’auteur minimise le rôle des deux agents du SOE, sans lesquels ce réseau n’aurait pu fonctionner. Leur passé depuis le déclenchement de la guerre est occulté, les deux fiches biographiques figurant dans le livre sont bien minces ( pages 69-70). Labrosse était en Bretagne en 1943 avec le réseau Oaktree, Dumais a participé à la tentative de débarquement à Dieppe, prisonnier il réussit à s’évader… grâce au réseau Pat O’Leary… via Gibraltar il rejoint l’Angleterre.

De même n’est pas développé le fait que le réseau mis en place n’arrive pas en terrain vierge. Il va s’appuyer sur des résistant(e)s déjà engagé(e)s depuis des mois dans la lutte contre l’occupant et le régime de Vichy, que ce soit au sein du Front National ( Le Blais, Le Trocquer, Cornec, Puluard, Mme Bauchat, etc.) ou Libération-Nord dans le secteur de Guingamp ( Branchoux-Le Cun, etc). Mais également des réseaux comme Mithridate et Jade-Amicol dans lesquels on retrouve Branchoux, Le Cun, Val Williams, l’abbé Boulbain. Ces Résistant(e)s vont permettre au réseau Shelburn de trouver des hébergeurs-hébergeuses, des convoyeurs, des complicités pour avoir de faux papiers, des moyens de transports (le camion de Kerambrun à Guingamp), etc.

De nombreuses hébergeuses non citées figurent pourtant dans le livre « Bretonnes et Résistantes » d’Isabelle Le Boulanger publié chez le même éditeur en octobre 2018. Ainsi Marie Arthur, secrétaire de mairie à Pludual qui fournit des faux papiers, est ignorée alors que le maire de la commune Jean-François Gouarin est évoqué (celui qui devient résistant en 1939!)…

En ce qui concerne les références, les seules archives citées sont celles de Brest (Archives municipales ? celles de la Marine ?). Bref aucune mention d’un document consulté aux Archives départementales des Côtes-d’Armor … Pourtant ce n’est pas cela qui manque !

En conclusion, un livre sans grand intérêt, tout au plus un album de souvenirs et de photos d’anciens et d’anciennes résistant(e)s …

Alain Lozac’h – Janvier 2020

***

Alain Lozac’h auteur d’ouvrages historiques  et notamment:
Visages de la Résistance bretonne ; chez Coop-Breizh ( 2003, réédité en 2013)
Petit lexique de la seconde guerre mondiale en Bretagne ; chez Keltia Graphic (2005)
Le petit train des Côtes du Nord, une entreprise dans la tourmante de la guerre. Association des chemins de fer des CdN ; Numéro spécial N°19 paru en 2004 (disponible sur Internet-Wikiarmor.fr)
Les ailes de la liberté (évocation de Maurice Halna du Frétay et des Forces aériennes françaises libres) ; chez Oskar (2009)
Une femme dans la Résistance ; chez La Gidouille ( 2017)
Les détenus du quartier allemand de la prison de Saint-Brieuc résidant dans le Goëlo (1943-1944) ; article à paraître dans la revue Les Cahiers du Goëlo du SEHAG en 2020.

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Une femme dans la Résistance

Mon nouveau livre  » Une femme dans la Résistance » est disponible en librairie depuis début avril 2017. Edition la Gidouille . ISBN 979-10-92842-24-1.

Un cadavre st découvert, lors de travaux de rénovation d’une ferme, dans une vallée près de la Côte de Granit Rose. Janine ( son pseudonyme dans la clandestinité,) institutrice en retraite, raconte ce que fut son rôle dans la Résistance. Elle est la seule encore en vie à savoir pourquoi un jeune homme a été enterré à cet endroit en 1944 , et qui il est.

C’est l’occasion pour elle d’évoquer, entre autres péripéties, comment elle est devenue agent de liaison d’un mouvement de résistance, comment elle s’est occupée d’aviateurs alliés en attente de rapatriement vers l’Angleterre.

On assiste aussi à une sombre affaire, l’assassinat d’un couple de résistants, qui ne sera élucidée que bien des années après la guerre.

Il s’agit enfin d’une longue histoire d’amour née dans la clandestinité, vécue jusqu’au bout avec rage et passion.

Un roman palpitant, un document passionnant …

COUVERTURE UNE FEMME DANS LA RESISTANCE- mars 2017le-chapeau-de-napoleon-2

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La bête à chagrin

Retrouvez ma nouvelle dans le recueil édité par les éditions La Gidouille sous le titre  » La bête à chagrin ».
C’est quoi une bête à chagrin ?

Paule Constant (romancière ) répond : « C’est une expression familière que j’ai entendue dans la bouche d’une jeune vendeuse qui, caressant mon chien, m’a dit avec beaucoup d’amour : « C’est une bête à chagrin ! » C’est-à-dire que cette bête, on l’aime, mais elle va vous apporter du malheur, puisque forcément un jour on va la regretter ! »
Elle a publié un roman en 2007 sur le sujet. Elle sait de quoi elle parle .Notons également qu’elle a obtenu le prix Goncourt en 1998 pour son roman « Confidences pour Confidences » paru chez Gallimard.

La bete a chagrin - Couv réelle scannée Réduite

 

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La clairère du mensonge

La clairière du mensonge

Mon livre paru au mois de mars 2015 aux éditions L’Harmattan est toujours disponible. A commander chez votre libraire, chez l’éditeur ou tout autre plateforme en ligne.

Bonne lecture.

Paris, l’été 1936, le Front Populaire. Louise, jeune employée dans un magasin des grands boulevards et Adam, exilé polonais, se rencontrent alors qu’ils veulent tous deux soutenir l’Espagne récouverture la clairiere du mensongepublicaine. Adam s’engage dans les Brigades internationales, Louise s’occupe dans un premier temps d’enfants espagnols réfugiés.
Ils se retrouvent à Paris, alors que la Catalogne est sur le point de tomber aux mains des Franquistes. Puis Adam rejoint Cracovie… Une nouvelle guerre éclate…
Dans ce roman au style épuré, s’entrecroisent les destins de deux jeunes gens révoltés, épris de liberté et de justice. Amour, illusions, désenchantement balaient le fil des pages sur fond de tourmente des années 30-40.

A commander chez votre libraire ou sur le site de l’éditeur.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=46118

Bonne lecture

Alain Lozac’h

 

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Six hommes sans histoire

Bonjour

Je vous invite à lire le recueil de nouvelles « Six hommes sans histoire » dans lequel 26 auteurs, moi y compris , ont rédigé un texte à partir d’une photographie pleine de mystères.

http://lagidouille.fr/?six-hommes-sans-histoire-s-96

   

Quelques-uns des auteurs ( avec les éditeurs) au salon du livre Quay des plumes à Saint-Quay-Portrieux en octobre 2014.

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Les pirates de la liberté

Mon nouveau livre est disponible en librairie depuis le 15 janvier.

Les pirates de la libertéEditions Coop-Breizh.

jolly roger  rubisPierre, jeune marin-pêcheur de Groix est mobilisé en 1940. Il est affecté à bord d’un sous-marin en escale à Brest , le Rubis; commencent alors cinq années d’une aventure qu’il n‘aurait jamais imaginée.

Depuis le port de Dundee, en Écosse, le Rubis et son équipage rallié au général de Gaulle en juin 1940 pose des mines dans des conditions périlleuses au fond des fjords de Norvège occupée par les Allemands, puis dans l’Atlantique.

Pierre, confiné dans cette froide coque d’acier qui a failli engloutir tout l’équipage,songe aux siens, à Mathilde sa fiancée là-bas en Bretagne qu’il s’est promis d’épouser dès son retour…

Mathilde, ouvrière dans une conserverie de Groix, quitte son île pour un emploi dans un hôtel près de Carnac réquisitionné par la Kriegsmarine. S’y retrouvent des officiers, des commandants des loups gris de l’amiral Donitz, les redoutables U-Boots stationnés dans la base sous-marine de Lorient contre lesquels les alliés mènent la bataille dans l’Atlantique. Un lieu idéal pour recueillir de précieux renseignements pour la Résistance.

Mai 1945, la guerre s’achève. Pierre démlorient la base SMobilisé revient à Groix, retrouve ses parents, reprend avec son père la pêche thonière. Où est Mathilde ? Pierre part à sa recherche…

Dans ce récit romancé, Alain Lozac’h rend hommage aux courageux sous-mariniers qui ont choisi de rejoindre la France Libre (un peu oubliés dans l’historiographie de la résistance française) et à ceux et celles qui ont aidé les alliés à combattre les U-boots dans les eaux profondes de l’Atlantique, souvent au prix de leur vie…

GROIX PHARE ROUGE GROIX ANCIEN SEMAPHOREgroix le portgroix feu rouge du portDRAPEAU RUBIS

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Visages de la Résistance bretonne

Mon livre consacré couverture visages de la résistance bretonne-octobre 2013 (2)à la Résistance dans les Côtes-du-Nord a été  réédité au cours du mois d’octobre chez Coop-Breizh.

Ce que dit la 4° de couverture :

Très documenté et illustré, ce récit nous fait découvrir les rouages de la Résistance en Côtes-d’Armor, ses clivages politiques, ses réseaux de renseignements, ses actes héroïques comme ses tragédies.

En historien rigoureux, Alain Lozac’h nous présente les aspects de l’occupation allemande dans ce département breton, particulièrement lors de la construction du Mur de l’Atlantique. Il met en lumière la structuration progressive de la Résistance, de plus en plus fédérée en grands mouvements, parfois concurrents, ainsi que leurs faits d’armes. Il évoque également la reprise en main politique et sociale à la Libération et l’action du comité départemental de la Libération.

On y trouvera la biographie des membres du comité départemental de la Libération, auquel a appartenu François Le Jean qui a rédigé la préface de ce livre essentiel pour la compréhension de la Seconde Guerre mondiale en Bretagne.

Alain Lozac’h est ingénieur en chef à Saint-Brieuc. Passionné d’histoire, il a dépouillé quantité d’archives inédites et rencontré de nombreux résistants pour rédiger cet ouvrage. Il est l’auteur d’une douzaine de livres, dont plusieurs parus chez Coop Breizh (Sur les Routes de Bretagne, Ports de Bretagne, Histoire d’un patrimoine maritime en deux volumes, etc.).

Edition Coop-Breizh – tel : 02 98 93 83 14

Prix : 24 Euros (375 pages avec un cahier central de photographies)

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La lutte contre la tuberculose dans les Côtes-du-Nord au début du XX ° siècle

Cette galerie contient 1 photo.

« Pendant plusieurs mois , il y a quelques années, j’ai mené des recherches sur la lutte contre la tuberculose au début du XX° siècle dans le département des Côtes du Nord à l’occasion de  la reconstruction du Centre Hélio-Marin de Saint-Laurent de … Lire la suite

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Les chemins de fer en Bretagne

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Pendant plusieurs mois , il y a quelques années, j’ai mené des recherches sur l’histoire des chemins de fer en Bretagne en vue de rédiger un ouvrage sur ce sujet. Pour diverses raisons ce projet n’a pas été mené à … Lire la suite

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Hommage à François Le Jean, membre du Comité Départemental de Libération

Disparition de François Le Jean ( Bernard dans la clandestinité) dernier membre du Comité Départemental de Libération.

Né le 23 Janvier 1921 à Guingamp, après avoir suivi des études à l’E.P.S  de Lamballe dirigée par Henri Avril, François Le Jean est nommé instituteur au Cours Complémentaire en poste  à Lannion. Il devient membre du Front Patriotique de la Jeunesse, organisation initiée par les Jeunesses communistes  à partir du mois de mai 1943. Inquiété par la police de Vichy ( S.P.A.C) et prévenu à temps  François Le Jean prend  la fuite le 23 Novembre 1943 et passe dans la clandestinité totale en prenant  le pseudonyme de Bernard, sous lequel il continuera à être désigné après la Libération y compris dans les procès verbaux du C.D.L, les articles de presse et les rapports des renseignements généraux consacrés aux réunions publiques tenues dans le département.

S’étant mis au service de son organisation à temps plein, il en devient le responsable départemental alors qu’ayant élargi ses composantes elle a pris le nom de Forces Unies de la Jeunesse Patriotique ( F.U.J.P.). Son activité consiste à étendre le maillage F.U.J.P sur l’ensemble du département des Côtes du Nord en coopération étroite avec Jean Devienne , responsable départemental du Front National avec pour objectifs prioritaires : la lutte contre le S.T.O, l’aide aux réfractaires et la constitution de groupes de combat qui formeront les bataillons F.T.P , puis les F.F.I de la Libération.

Bernard  siège au sein du C.D.L à partir du début de l’année 1944 jusqu’à la fin du comité. La première réunion à laquelle il assiste se tient dans la sacristie de l’Eglise Saint-Michel , organisée par l’abbé Fleury.

Après la Libération il participe à  de nombreuses réunions du F.N  et FUJP pour exposer  les idées et objectifs de ces mouvements, recruter de nouveaux adhérents et former des comités locaux.  Au sein du C.D.L auprès duquel il est détaché  à plein temps il  est  chargé notamment de l’épuration, des poursuites, des arrestations .Il est également désigné pour  procéder à la liquidation de la Direction Départementale de la Jeunesse  mise en place par Vichy , s’occuper des mouvements de jeunesse ( Auberges de Jeunesses, des Eclaireurs de France, etc.) . Il aide Louis Guilloux à jeter les bases d’ une maison de la Culture à Saint-Brieuc. Il est reçu à ce sujet par Jean Géhenno, Secrétaire d’Etat à la Jeunesse dans le Gouvernement Provisoire du Général de Gaulle.

Au 1° Octobre 1945, son détachement ayant pris fin, Bernard  s’éloigne de Saint-Brieuc et reprend son métier d’instituteur au Cours Complémentaire à Plestin les Grèves jusqu’au début des années 50. Très peu de gens , à l’exception de ceux avec lesquels il était en relation pendant la Résistance, étaient au courant de son activité de résistant pendant laquelle, ainsi qu’au C.D.L, il n’a été connu que sous le nom de Bernard. En 1951, François Le Jean  est nommé Inspecteur de l’Education Nationale dans la Manche, à Avranches où il restera durant trente ans jusqu’à la retraite.

François Le Jean est à l’initiative de l’hommage rendu au Comité Départemental de Libération par l’apposition d’une plaque commémorative à l’extérieur de l’église Saint-Michel de Saint-Brieuc dévoilée en présence du maire de Saint-Brieuc le 18 juin 2011.

François Le Jean nous a quitté en ce début d’année 2013 et a été inhumé à Plouër-sur-Rance le 16 janvier dans la plus stricte intimité.

CDL A LA PREFECTURE

Les membres du Comité départemental de Libération après la Libération. Au centre Henri Avril le président. François LE JEAN est au deuxième rang ( premier à partir de la gauche)

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Mon nouveau livre vient de paraitre  » Mystère à Orsay »

Qu’est-ce qui peut bien réunir à Belle-Île-en-Mer, en ce mois d’avril 1920, Jérôme Cabourg, inspecteur de police vieux garçon, Jenny, une jeune Anglaise excentrique passionnée par les peintres impressionnistes, un Canadien à la recherche de ses origines, un amateur d’art polonais et Sarah Bernhard en villégiature dans son fort de la pointe des Poulains ?

Une enquête à propos de la mort de P’tit Louis Guennec, marin-pêcheur, retrouvé sur son lit, le crâne fracassé ?

Une vingtaine d’années plus tard, l’inspecteur Cabourg est toujours dans la police, cette fois à Paris. Il a fort à faire, retrouver des Juifs qui se cachent… Des résistants, des réfugiés de Pologne, se croisent. Certains « séjournent » à Drancy, avant de quitter la France dans des wagons.

Jenny s’occupe de sauvegarder les œuvres d’art menacées par la guerre, avant de se retrouver en Bavière en 1945 à la recherche de celles spoliées par les nazis. Puis, vient la paix et le retour des survivants des camps.

A travers ces énigmes, Alain Lozac’h explore l’étrange destinée des œuvres d’art durant la seconde guerre mondiale et notamment celle d’un tableau de Claude Monet, peint à Belle-Île-en-Mer en 1886 et exposé lors de l’inauguration du musée d’Orsay par François Mitterrand en 1994.

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A paraitre sous peu « L’inconnue de la Cité Baby » fin octobre-début novembre.

Le corps d’une jeune femme est découvert sur un terrain dans un quartier un peu particulier d’une ville de l’Ouest de la France. L’endroit, pour le moins pittoresque, lieu de villégiature d’été, est constitué de bicoques en bois et en tôle construites en bord de mer depuis le début des congés payés.

Anita Goddard, jeune lieutenant de police, originaire de Martinique et récemment mutée au commissariat de Belleville-sur-Mer, est chargée de l’enquête. Elle doit dans un premier temps découvrir l’identité de la victime dont la mort remonte à plusieurs semaines.
Grâce à la découverte de traces de crottes d’oies bernaches sur l’imperméable de la victime, oiseaux migrateurs qui viennent hiberner dans la baie, elle peut cerner de plus près la date de la mort de la jeune femme …
Après des recherches, elle reconstitue les événements qui pourraient justifier sa présence à Belleville-sur-Mer…
Une enquête bien difficile qui l’amène à s’intéresser de près au milieu politique de la ville. Anita Goddard parviendra-t-elle à découvrir la vérité ?

Publié aux éditions Le Lys Bleu ( commander auprès de votre libraire)

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Un livre consacré aux mines d’argent en Bretagne

Paru en octobre 2017, le livre « Grandeur et décadence des mines d’argent en Bretagne » est toujours disponible aux éditions Goater.

L’histoire des mines argentifères de Bretagne révèle bien des situations : immigration avec l’arrivée de nombreux mineurs polonais, spéculation et manœuvres financières des propriétaires, conditions de vie des ouvriers de l’époque, etc.

À Pont-Péan, à Trémuson, à Poullaouen-Huelgoat, à Chatelaudren-Plélo, à Vieuxvy-sur-Couesnon, l’histoire des mines a marqué le territoire breton.

Retracer leur histoire, celles de leurs dirigeants et actionnaires mais aussi celles des ouvriers et mineurs, permet de mieux connaître ce pan de l’histoire de la Bretagne.

À l’heure où des nouveaux permis pourraient être accordés pour ouvrir des nouvelles mines, il est utile de se replonger dans l’histoire.

Présentation des auteurs :

Alain Lozac’h est l’auteur de plus d’une quinzaine d’ouvrages dans de nombreux domaines comme l’histoire maritime, la guerre 39-45 et la fiction.

Servane Duterne est enseignante-chercheuse dans la région de Saint-Brieuc.

Noël Brouard est historien.

 

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Une femme dans la résistance

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